Le journal

17 mars 2017 -

Biennale de Design de Saint-Étienne !

Durant un mois, une vingtaine de vitrines vacantes de la rue de la République de Saint-Étienne réouvrent leurs portes et accueillent une quarantaine de porteurs de projets.

Cette rue, située entre le centre-ville et le quartier de la gare de Chateaucreux, était autrefois l’une des rues emblématiques de Saint-Étienne dont les beaux immeubles, ateliers de passementerie et vitrines de textile et mobilier de qualité faisaient la renommée. Depuis quelques années, les commerces ferment peu à peu leurs portes, laissant à la vue des passants des rideaux de fer baissés et vitrines délaissées.

Forts de ce constat, la cité du design décide à l’occasion de la biennale de réinvestir ces pas de porte vacants, afin de préfigurer ce que pourrait être un nouveau commerce de proximité, créatif, associatif ou collaboratif. La biennale transpire au sein même de la ville, s’ouvrant à de nouveaux publics.

Nous investissons le numéro 25, ancien coiffeur, pour présenter la collection Escale aux citadins et visiteurs de la Biennale, et sommes ouverts du mercredi au dimanche de 13h à 19h.

21 février 2017 -

La petite histoire

Sébastien a grandi à Saint-Étienne (1), la fenêtre de sa chambre donnant sur les crassiers. Ses racines sont ardéchoises et stéphanoises. J’ai grandi au Cendre (2), vers Clermont-Ferrand, mes origines sont alti-ligériennes et italiennes.

Nous nous sommes rencontrés en 2006 lors de nos études en BTS design de produits à Villefontaine (3), en Isère. Ville-nouvelle, ville-dortoir à une petite heure de Lyon, vers laquelle nous avons migré un peu plus tard (4).

Sébastien descendait les pentes de Croix-Rousse en trottinette pour rejoindre l’École des Beaux Arts aux Subsistances, quand je rejoignais La Martinière-Diderot en diplôme supérieur d’Arts Appliqués.

Puis nous délaissons le Rhône et la Saône pour le Pilat et le Forez, et vivons plusieurs années à Saint-Étienne (5). J’y termine mes études en Master Espace Public, formation pluridisciplinaire invitant à penser la ville autrement, et mêlant des élèves et formateurs sociologues, designers, architectes, urbanistes…

L’envie d’ailleurs nous pousse en 2011 à partir en Irlande (6), contempler ses paysages et créer des objets in situ, laissés sur le bord de la route.

À notre retour et un peu par hasard, nous faisons escale à Thiers (7), où nous rénovons un ancien atelier. Nous continuons à travailler principalement sur Saint-Étienne, ville design Unesco, et menons quelques premiers projets auvergnats.

Nous voilà maintenant en Haute-Loire, avec pour point d’ancrage une petite maison de vigne, dépendance familiale accrochée sur le flanc d’une colline surplombant la Senouire (8). En Avril 2016, nous avons le plaisir d’être désignés lauréats d’un concours organisé par les DCF Haute-Loire, ce qui nous encourage à nous installer dans la ville du Puy-En-Velay (9), où nous ouvrons notre bureau-boutique rue Grangevieille et créons une collection de mobilier contemporain et local.